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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 21:44



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... - On fait le tour du yacht, disait Jérome. On s'arrêtera devant tous les hublots.
... Ils pagayèrent sans bruit en longeant la coque. Tous les hublots étaient fermés, et l'on ne pouvait distinguer au travers. Après cette inspection ils s'éloignèrent légèrement et virent que sur le pont supérieur trois fenêtres étaient éclairées. Peut-être était-ce la cabine du jeune Drapeur.
... - Il faut monter jusque là, dit Jérome avec une voix désespérée. Il y a une fenêtre ouverte.
... - Avec quoi t'iras jusque là?  gronda Ludovic.
... - J'ai une corde, souffla Jérome.
... - Allons-y, dit Ludovic.
... - J'ai peur, dit Jérome.
... - Nous voilà frais, dit Ludovic.
... Le courant ramenait la périssoire tout contre la coque.
... - Passez-moi la corde, murmura Gaspard. Accrochez-vous à la coque comme vous pourrez.
... Ludovic et Jérome réussirent à s'agripper sur la bordure extérieure des hublots, tandis que Gaspard en s'aidant d'une rame faisait passer la corde autour d'un montant du bastingage. L'opération dura bien un quart d'heure. A chaque instant, la corde retombait du mauvais côté. Enfin Gaspard réussit, et il n'eut plus qu'à glisser un noeud coulant qui serra les montants du bastingage.
... - Allons-nous-en, suppliait Jérome.
... - Misère, disait Ludovic.
... - Taisons-nous. Quelqu'un vient, souffla Gaspard.
... Ils se tinrent immobiles serrés contre la coque. Gaspard tenait la corde. Ils entendirent des bruits de pas vers l'arrière du yacht puis tout redevint silencieux. Gaspard ôta ses souliers.
... - Vas-y, dit Ludovic.
... - Ne reste pas longtemps, suppliait Jérome.
... - Je monte et je descend. Je vais aller seulement regarder aux fenêtres là-haut.
... Gaspard se hissa lentement, tandis que les autres le poussaient. Lorsque son nez arriva à la hauteur du pont, de nouveau on entendit des pas. Gaspard jugea plus prudent de se laisser glisser. Mais la périssoire s'était éloignée un peu de la coque et Ludovic et Jérome avaient lâché Gaspard. Les pieds de Gaspard touchèrent brusquement le bord du petit bateau qui bascula et s'emplit d'eau avec rapidité. Ludovic et Jérome furent aussitôt submergés. Le père Niklaas, qui veillait dans les alentours, s'était soudain rapproché. Il envoya rapidement le faisceau d'une lampe électrique et quand il vit ses enfants barboter à une vingtaine de pas de Gaspard suspendu à sa corde, il leur dit de nager vers lui. Jérome et Ludovic attendirent Gaspard pour l'aider si c'était nécessaire. Mais Gaspard, peu assuré de ses talents de nageur, ne voulait pas lâcher la corde.
... - Venez toujours, vous autres, dit Niklaas, je vais aller chercher Gaspard.
... Alors on entendit un remue-ménage à l'arrière du bateau. Gaspard qui redoutait la noyade dans l'eau noire, fut désorienté par cette nouvelle alerte et, au lieu de descendre dans le fleuve, il grimpa à la corde et enjamba le bastingage. Dès qu'il fut sur le pont, il entendit des pas qui s'approchaient. Il courut vers une échelle qui menait au pont supérieur. Arrivé en haut, il buta contre un canot de sauvetage. Il fut surpris de le trouver recouvert d'une forte toile tendue par des cordelettes. Vers l'avant du navire, un phare s'allumait et balayait le fleuve. Gaspard était de plus en plus effrayé. Comme en ce jour où le cheval pie avait démoli la boutique du marchand de vaisselle, il lui semblait nécessaire de se cacher à tout prix. Avec son couteau, il coupa une cordelette et parvint à écarter la toile. Il se glissa dessous et s'occupa sur-le-champ à replacer la toile. Il se trouva ainsi dissimulé au fond d'un canot spacieux d'où il pourrait s'échapper et regagner l'autre rive à la nage, dès que l'alerte serait passée et qu'il aurait repris courage, l'alerte serait passée et qu'il aurait repris courage...


..............................................................................   à suivre ....


 
                                                   Anvers toujours...
                                                   ===========

 
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commentaires

covix 23/11/2009 22:37


C'était à prévoir...


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  • : Le blog de Alain LECLEF
  • : Ce blog est destiné à présenter un court-métrage cinéma autour d'Arthur Rimbaud et de Nina... Voilà donc une approche par divers poèmes, d'Arthur bien-sûr... mais aussi d'autres poètes proches de lui... comme Emile Nelligan... de Léo Ferré pour sa musique et ses mots... ainsi que divers articles, images et extraits musicaux... Une balade aussi bien-sûr en Abyssinie... pour essayer de comprendre... Merci aux futurs lecteurs...
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