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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 21:56



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... Le yacht n'était pas un grand bateau. Il avait cependant une belle superstructure où étaient ménagées de vastes cabines au-dessus desquelles s'élevait encore le poste de commandement. Sur la coque, une seule rangée de hublots, Gaspard était ébloui par la forme gracieuse du yacht. Dans les premières heures de la matinée, il vit arriver deux canots à moteur. Ils transportaient des tonneaux et des caisses qui furent hissés sur le yacht. Enfin arriva une vedette conduite par Jacques Parpoil. A côté du secrétaire de M. Drapeur, se tenait un homme en uniforme blanc avec une casquette galonnée. Ils montèrent sur le pont du bateau. Gaspard entendit des bribes de leur conversation. L'homme en blanc était le commandant du yacht. Il dit que l'équipage, qui devait se composer de six marins, serait à bord dans la soirée. Jacques Parpoil assurait que M. Drapeur ne viendrait que le lendemain. Les papiers n'étaient pas encore tout-à-faot en règle. Gaspard ne réussit pas à comprendre quand aurait lieu le départ, ni quel était le but du voyage. L'enfant ne serait-il pas emmené dans quelque ville étrangère d'où il ne pourrait désormais s'enfuir?...
... Jacques Parpoil et le commandant demeurèrent sur le yacht tout l'après-midi. vers 4 heures, Gaspard aperçut le jeune Drapeur comme il sortait d'une coursive. Il était accompagné d'une femme assez jeune qui lui parlait avec amitié. Ils prirent une échelle menant au pont supérieur et ils vinrent s'accouder juste en face de l'endroit où Gaspard était couché dans l'herbe de la digue.
... - Vous avez tort de vous entêter, disait-elle. M. Drapeur veut votre bien. Vous aurez une vie dont bien des gens seraient jaloux.
... - Vous avez raison, disait l'enfant. Mais je ne peux m'en empêcher.
... - Si vous étiez moins obstiné, on ne vous obligerait pas à rester enfermé toute la journée dans le salon. Enfin vous allez faire un beau voyage, et là-bas vous aurez toute liberté.
... - Vous avez raison, répéta l'enfant.
... Il semblait avoir renoncé à ses projets de fuite. D'ailleurs il lui était sans doute impossible de se sauver désormais. Gaspard, saisi par la curiosité que lui inspirait le mystère du jeune Drapeur, avait rampé jusqu'au bord de la digue, et il avait passé la tête entre les herbes sans penser qu'il pouvait être aperçu. Enter lui et ceux qu'il observait il y avait une assez faible distance, le navire étant ancré en eau profonde non loin de la berge. Le jeune Drapeur et cette femme qui l'accompagnait s'étaient tus. L'enfant regardait l'eau sombre qui remuait le long des flancs du navire. Quand il releva la tête ses yeux se fixèrent droit dans les yeux de Gaspard, qui ne croyait pas que l'autre pouvait prêter attention à un petit mendiant couché su la berge. Cependant le jeune Drapeur continua de l'observer avec attention et il sembla que ses yeux prenaient un plus dur éclat. Il dit à la femme:
... - Vous entendez, je suis sûr que je parviendrai bientôt à me sauver, et vous ne me retrouverez pas comme à Lominval...

................................................................................   à suivre  ....

 

 

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commentaires

covix 20/11/2009 00:48


Voila une chose nouvelle! et toujours de belle photo
Bon à plus tard je vais me reposer.


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  • : Le blog de Alain LECLEF
  • : Ce blog est destiné à présenter un court-métrage cinéma autour d'Arthur Rimbaud et de Nina... Voilà donc une approche par divers poèmes, d'Arthur bien-sûr... mais aussi d'autres poètes proches de lui... comme Emile Nelligan... de Léo Ferré pour sa musique et ses mots... ainsi que divers articles, images et extraits musicaux... Une balade aussi bien-sûr en Abyssinie... pour essayer de comprendre... Merci aux futurs lecteurs...
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