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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 21:04



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... Le lendemain matin, il constata que le vagabond avait disparu. Il avait laissé sur une pierre un morceau de pain. Gaspard le dévora aussitôt. Cependant, le cheval s'ébrouait, puis allait paître sur la lande. Gaspard demeura un long moment assis dans la baraque, après qu'il eut finit son pain. Il voyait dans l'ouverture de la porte les herbes baignées de soleil.. Sur la lande poussaient quelques bouquets de bouleaux et à deux cents pas s'élevait la lisière de la grande forêt. Gaspard admira longuement le cheval pie, dont les tâches blanches et noires luisaient dans la lumière du matin. " Et pourtant il faut que je revienne à Lominval... ", songeait-il.
... Sans aucun doute, Gaspard avait été arraché à sa vie routinière d'une telle façon qu'il se sentait entraîné de plus en plus vers l'inconnu. Il éprouvait malgré ses craintes, la joie de découvrir des choses qu'il n'avait jamais soupçonnées. Mais il devait regagner Lominval coûte que coûte. D'ailleurs on aurait signalé sa disparition, et on le retrouverait de toute façon. 
... - Eh bien donc!... dit-il au cheval, nous allons descendre sur Fumay. Là-bas on nous parlera peut-être de mon ami d'Anvers. Je retrouverai son souvenir, et puis je reviendrai à l'hôtel du Grand Cerf, chez ma tante Mlle Gabrielle Berlicaut. 
... Le cheval parut écouter ce discours. Ses yeux lançaient des flammes qui exprimaient une certaine méchanceté.
... - Non, tu ne seras méchant, dit Gaspard. Tu reviendras avec moi à Lominval.
... Il réussit à lui passer le licou qu'il avait gardé dans sa blouse et il l'emmena dans le sentier qui descendait vers Fumay.
... Peut-être Gaspard se trompa-t-il de chemin quand il parvint au carrefour de deux allées forestières. Il marcha pendant deux heures sans rencontrer la route de Fumay, ni trouver la moindre indication sur ce pays. Les bois étaient déserts et demeuraient comme des barrières impénétrables. Gaspard, fatigué, se résolut à monter sur le cheval qui l'avait suivi docilement.
... Dès qu'il fut sur son dos, bien accroché à la crinière et tenant l'extrémité du licou simplement pour la forme, le cheval s'élança dans un galop avec la même ardeur que la veille. Gaspard pensait déjà que par sa faute il serait peut-être contraint de chevaucher encore tout un jour dans la forêt. Cependant ils arrivèrent sur une route que le cheval dévala avec une habileté surprenante. Gaspard aperçut de nouveau le fleuve au milieu des immensités boisées des croupes et bientôt ce fut, au bas de la côte, l'amoncellement de maisons d'une ville: Fumay. Le vagabond n'avait donc pas menti...

..............................................................................  à suivre!!!...



 
                                                 Fumay et ses ardoises...
                                                 =============== 

 
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commentaires

C

Cela semble bien joli comme ville


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  • : Le blog de Alain LECLEF
  • : Ce blog est destiné à présenter un court-métrage cinéma autour d'Arthur Rimbaud et de Nina... Voilà donc une approche par divers poèmes, d'Arthur bien-sûr... mais aussi d'autres poètes proches de lui... comme Emile Nelligan... de Léo Ferré pour sa musique et ses mots... ainsi que divers articles, images et extraits musicaux... Une balade aussi bien-sûr en Abyssinie... pour essayer de comprendre... Merci aux futurs lecteurs...
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