Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 21:14

../...


.................................................................................

... Après l'orage....


... Un orage qui emplissait les trois quarts du ciel. Le vent s'élevait. Cette région de bruyères permettait de voir au loin le soleil qui au même moment brillait dans l'azur à l'horizon de la forêt. La lumière rasante faisait paraître d'un noir intense les nuées qui furent déchirées bientôt par cent autres lumières, lorsque les éclairs les parcoururent. Certains éclairs doubles ou triples fondaient au milieu des bruyères et une pluie cinglante tomba...
... Le cheval s'arrêta un instant. Il se mit à hennir. Gaspard aurait pu descendre cette fois. Il ne le voulut pas, de crainte de rester seul sous l'orage. Au contraire, il serra le cou de l'animal avec tendresse et le cheval repartit bientôt d'un pas plus calme, tandis que la tempête se déchaînait.
... Le soleil brilla encore pendant quelques minutes à l'horizon et Gaspard l'apercevait vaguement au travers des nappes de pluie. puis tout l'éclat du jour disparut. Ayant franchi la région des bruyères, le cheval entra sous une futaie de gros ormes. A chaque instant Gaspard s'attendait à voir un éclair écrasant l'un des arbres, mais la foudre capricieuse tombait au hasard. Gaspard se souciait peu de la pluie qui collait ses vêtements à son corps. Il regardait avec une angoisse émerveillée les éclairs qui roulaient leurs boules de feu entre les troncs. De temps à autre une branche éclatait avec un long craquement...
... A l'extrémité de la futaie, où le terrain s'élevait peu à peu, il y avait une butte que le cheval gravit, puis ce fut une longue ligne de crêtes où des érables nains s'élevaient. Le cheval tournait autour des érables. " Où veut-il me conduire " songeait Gaspard. Et puis il dit à voix haute: " Où veux-tu me conduire?... " Le cheval s'arrêta, hennit doucement, puis repartit. L'orage s'apaisait peu à peu. Les lignes de pluie se dissipèrent, mais ce fut vers le bas et non dans le ciel que soudain les perspectives s'ouvrirent tout d'un coup. Gaspard aperçut alors un énorme ravin qui se creusait presque sous les pieds du cheval et dévalait dans l'immensité jusqu'aux rives d'un grand fleuve. " La Meuse ", murmura Gaspard...

...........................................................................   à suivre  ....


Une pure merveille cette musique sur un poème de Victor Hugo...
=========================================
Merci Julos...
========= 

.
Partager cet article
Repost0

commentaires

C

Bonsoir Alain
Belle ambiance que cet orage, toujours merveilleuse l'écriture
Amitié
Covix


Répondre

Présentation

  • : Le blog de Alain LECLEF
  • : Ce blog est destiné à présenter un court-métrage cinéma autour d'Arthur Rimbaud et de Nina... Voilà donc une approche par divers poèmes, d'Arthur bien-sûr... mais aussi d'autres poètes proches de lui... comme Emile Nelligan... de Léo Ferré pour sa musique et ses mots... ainsi que divers articles, images et extraits musicaux... Une balade aussi bien-sûr en Abyssinie... pour essayer de comprendre... Merci aux futurs lecteurs...
  • Contact

Recherche

Catégories